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Histoire (suite) | La Porte du château de Saint-Pompon  

Histoire de Saint-Pompon

environ 25000 ans avant J.C., les plus anciens habitants connus de Saint Pompon vivent dans les grottes de Castelviel. Seules des fouilles approfondies permettraient de dire s’ils avaient été précédés en ce lieu par des générations plus anciennes.
Entre 1600 et 1400 ans avant J.C., à l’age du bronze, une population vivant probablement dans des huttes de branchages, était établie aux Rougies, près de Lestat. Cette population vivait semble-t-il à son insu au-dessus de la grotte découverte en 1986, et un jour, un effondrement de la voûte a « aspiré » une partie de cet habitat vers l’intérieur de la grotte ; le cône d’éboulis a conservé jusqu’à nos jours les objets usuels de ces individus.




1er et 2ème siècles après J.C. : Les tribus gauloises des Pétrocoriens et des Cadurciens se côtoyaient dans notre région. Les Romains envahissent la Gaule et améliorent le réseau routier. Il existait peut-être une voie de communication allant de Cahors à Périgueux passant par Saint Pompon, mais il reste à en trouver des preuves archéologiques.

C’est un grand « blanc » historique entre la période gallo-romaine et le moyen-âge.




1269 : C’est la première fois que Saint Pompon est mentionné sous ce nom, dans l’expression « Hospitalis de Sancto Pomponio » dans le testament d’un seigneur local. L’hypothèse la plus probable serait qu’un noble périgourdin, de retour d’une croisade en Terre Sainte, aurait décidé de nommer ainsi son village, ou d’y fonder une église placée sous le vocable de Saint Pomponius, évèque de Naples au 6ème siècle après J.C.. Ce saint était très vénéré à Naples à l’époque où des croisés s’y embarquaient pour Jérusalem ou en revenaient .
Avant 1295 est commencée l’église de Saint Pompon.
Avant 1315 est construite la chapelle de Bedeau.
A l’époque de la féodalité, le territoire de la commune actuelle est divisé en trois fiefs ayant chacun leur château : Saint Pompon (14ème s.), Le Mespoulet (12ème s.), et Castelviel (mentionné en 1454) ; les dates de construction ne sont pas connues avec certitude.
Le Mespoulet appartient à la famille De La Roque ou De Gasques, puis à la fin du 13ème s. (et jusqu’au 16ème s.) aux Pons de Saint Maurice. On le trouve sous le nom de « Reparium de Mespoleto » dans un testament de 1269.
14ème s. : Le château de Saint Pompon appartient à la famille De la Roque, puis aux De Cugnac au 15ème s.
De nombreux moulins fonctionnaient, surtout sur la Lousse.
1337-1453 : La « guerre de Cent Ans » divise la noblesse en « pro » ou « anti »-anglais. Gilbert Pons de St Maurice, seigneur du Mespoulet, voit une bonne partie de ses biens confisqués par les Anglais qui occupaient l’Aquitaine. Il est obligé de prendre leur parti pour pouvoir récupérer ses biens.
« Le Porche », élément de fortification, fait partie d’un ensemble protégeant l’église et le château. Sa construction a été sans preuve attribuée aux Anglais ; il peut très bien avoir été construit par les seigneurs locaux, soumis ou non aux Anglais (la zone d’occupation anglaise a varié pendant ces cent ans)
Cette période est très dure pour la population, opprimée tantôt par les soldats français, tantôt par les Anglais. Les gens fuient la campagne et se réfugient dans les villes.
1567 : Geoffroy I de Vivant, seigneur de Doissat, fait ses premières armes à 24 ans : il fait partie d’une troupe envoyée par le seigneur de Castelnaud pour déloger de Saint Pompon Jean III de Cugnac. Là, il tue d’un coup d’épée le seigneur du Touron qui s’était moqué de lui.
Entre 1562 et 1598, les guerres de religion voient Jean III de Cugnac défendre le parti catholique, alors que Geoffroy I de Vivant est un ardent défenseur du parti protestant.
Mars 1590 : le château de Saint Pompon est en partie démoli par De Vivant sur ordre d’Henri IV, mais l’église fortifiée et gardée.
Avril 1590 : Marc de Cugnac (frère de Jean III) reprend Saint Pompon. De Vivant attaque l’église à coups de canon ; quand les assiègés se rendent, 35 d’entre eux sont égorgés sur place, les autres « sont mis à rançon ».
17ème s. : c’est la famille De St Ours qui possède Le Mespoulet.
1706 : révolte paysanne contre une nouvelle taxe instituée par Louis XIV sur les actes de baptème, mariage ou décès.
1749 : La famille La Verrie de Vivant vend Castelviel aux De Cugnac de Giverzac.
1790 : Peu après la Révolution, le curé de Saint Pompon (M.Lasmolles) se cache et exerce clandestinement son ministère. Les De Cugnac émigrent. Leurs biens sont vendus comme biens nationaux. Raymond de Coustin de Caumont de Bourzolles, seigneur du Mespoulet, se cache ; il est arrêté, échappe de peu à la guillotine, puis réintègre ses terres vers 1800 (mais habite Prats).
A partir de cette date , Le Mespoulet est occupé par la famille De St Viance
En 1816, il y a encore des loups à Saint Pompon.
A partir de 1817, le préfet commence à développer l’enseignement primaire laïque et un instituteur est nommé à Saint Pompon.
En 1819, des bandes de voleurs rendent les routes peu sûres, surtout la nuit.
1829-1830 : terrible hiver ; on peut traverser le Mandalou ou la Lousse sur la glace.
1851 à 1905 : des religieuses dispensent un enseignement dans une aile du château.
A partir de 1901, l’existence d’une congrégation religieuse est soumise à l’autorisation du conseil municipal, puis du gouvernement et du Conseil d’Etat. En juillet 1905, la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat fait disparaître bon nombre d’écoles religieuses.
Depuis des siècles, des vignes couvraient la plupart des côteaux de la commune. Les parcelles étaient épierrées ; les pierres étaient utilisées pour matérialiser par des murs les limites des propriétés et construire des cabanes « à pierre sèche », généralement en encorbellement, ou exceptionnellement en blocs bruts, comme aux Grilloux.
1875-1880 : Le phylloxéra détruit la quasi-totalité du vignoble. Les agriculteurs se tournent ensuite vers la culture du tabac, en complément de l’élevage ovin, important jusqu’au 19ème s., de l’élevage bovin ensuite.
1881 : la population atteint son maximum : 1350 habitants (420 environ de nos jours).
De 1912 à 1935, un petit train à vapeur reliant Sarlat à Villefranche du Périgord passe par Saint Pompon et transporte marchandises et voyageurs.
A peu près de 1900 à 1914, une carrière de calcaire très pur (près du carrefour entre la D.60 et la D.51) est exploitée pour préparer des pierres lithographiques utilisées dans l’imprimerie.
11 octobre 1915 : Vent violent et trombes d’eau ; le Mandalou connaît une crue exceptionnelle qui dévaste des maisons, la place, la voie du « tramway », et noie 2 enfants.




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